PETITE HISTOIRE
DU BIRYANI OU BRIANI

Epicé, savoureux, accompagné d’achards et d’une salade de concombre, relevé d’une purée de piment, le Briani est sans conteste l’un des plats emblématiques de la cuisine mauricienne.

Mais comment est-il arrivé jusqu’à notre tizil?

Tout d’abord un soupçon d’étymologie: le mot biryani vient du mot persan Pakka Birian qui signifie “frit avant caisson”.

Le biryani, plat à base de riz et d’épices, a été introduit dans le nord de l’Inde au quinzième siècle par les Moghols . Il était connu sous le nom de Pakka Biryani car la plupart des ingrédients sont précuits puis mis ensemble dans une marmite (deg) pour les cuire à feu lent (dum). Le deg est scellé avec une bande de pâte et placé sur un feu lent jusqu’à ce que le Briani soit cuit à la perfection. Cette méthode de cuisson est appelée “dum pukht”: en empêchant la vapeur de s’échapper tous les parfums des épices sont emprisonnés pour un résultat très savoureux.

Au dix-septième siècle Dacca, capitale du Bengladesh, devint la capitale Moghole de la province du Bengale. Les subadhars, officiers chargés de l’administration de la province vinrent à Dacca accompagnés de leurs cuisiniers. Certains de ces cuisiniers sont restés à Dacca après le départ des subadhars et ont ouvert des échoppes où ils proposaient de la cuisine moghole.

Au dix-neuvième siècle, après l’abolition de l’esclavage et devant le besoin de main d’œuvre dans les plantations sucrières à Maurice, l’administration anglaise décida d’avoir recours à des travailleurs indiens. C’est ainsi que le Briani et le Carry arrivèrent à Maurice pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Il existe de nombreuses déclinaisons de ce plat composé de riz, de pommes de terre, d’épices: safran, cardamone, muscade, cannelle, grains d’anis, clous de girofle et d’herbes aromatiques fraiches. Les épices utilisées sont multiples, dépendent du goût de chacun et varient selon les recettes.On peut le préparer avec du poulet, du bœuf, du poisson ou même en version végétarienne avec des légumes et du soja.

Le Briani est un incontournable des mariages, des repas de famille et des fêtes religieuses mais il est aussi très populaire en “street food”, vendu dans le coffre de voitures ou dans de petites échoppes.

N’étant Mauricienne que de cœur, je ne me permettrais pas de vous indiquer une recette de Briani, plat que je ne me suis d’ailleurs jamais risquée à cuisiner car je suis convaincue que pour qu’un Briani soit bon, il faut qu’il ait été préparé par un Mauricien.

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